Les Écritures parlent clairement de ce sujet : « Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? » (1 Corinthiens 15:53-55). Notre Sauveur, Jésus-Christ, « … a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile » (2 Timothée 1:10).
L’immortalité est une vie qui n’est pas soumise à la mort. Au commencement, il n’y avait pas de mort. Tout était vie — une vie continue. L’objectif initial de Dieu lorsqu’Il a créé la race humaine était d’avoir des personnes avec lesquelles il pourrait communier. Mais cette communion a été gâchée par la désobéissance du premier homme créé, Adam.
« L’Éternel forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant » (Genèse 2:7). Dieu a créé Adam à Son image, ce qui, entre autres caractéristiques, inclut l’immortalité.
Il a placé l’arbre de vie au centre du jardin pour qu’Adam et Eve choisissent d’en manger et de vivre éternellement. Il y a aussi placé l’arbre de la connaissance du bien et du mal pour tester l’obéissance d’Adam. Il voulait qu’Adam et la race humaine Lui obéissent par choix, et non par instinct. L’obéissance était la condition d’une vie éternelle et immortelle. La mort était le verdict de Dieu en cas de désobéissance. Après le premier acte de désobéissance, la mortalité a immédiatement remplacé l’immortalité.
En désobéissant à Dieu, Adam et Ève ont accepté la mort plutôt que la vie, et c’est ainsi que la mort s’est abattue sur toute la race humaine, aussi bien physiquement que spirituellement. Chaque bébé naît avec une nature pécheresse, mais Dieu, dans Sa miséricorde, ne tient pas ces précieux enfants innocents pour responsables du péché d’Adam ou de leur nature pécheresse. En tant qu’enfants innocents, ils sont couverts par la grâce rédemptrice de Dieu en Jésus-Christ.
Mais Dieu a immédiatement promis à Adam et Ève de prendre les dispositions nécessaires pour ramener les hommes dans la communion avec Lui. Cette promesse, consignée dans Genèse 3:15, était d’écraser la tête du serpent ; cela signifie que le pouvoir de Satan serait subjugué et qu’il sera ultimement détruit. Jusqu’à ce moment-là, la grâce vaincra le tentateur maléfique.
Par Marie, Jésus a reçu Son corps humain dans l’accomplissement des promesses de l’Ancien Testament qui ont été faites à Abraham, Isaac et Jacob ainsi qu’à leur descendance. Mais par la conception surnaturelle par le Saint-Esprit, Jésus a conservé sa part au sein de la divinité.
Comme Adam, Jésus a été tenté de pécher. Il a eu faim et a été fatigué comme Adam. Il est mort physiquement, mais pas spirituellement contrairement à Adam. Celui-ci a été formé de la poussière de la terre, mais Jésus, en tant que membre de la Divinité, n’a pas été créé. Il est descendu sur terre pour vivre et grandir parmi les hommes.
« … sa chair ne verrait pas la corruption » (Actes 2:31). Jésus n’est resté que trois jours dans la tombe, puis Il est ressuscité. Jésus a abandonné Sa vie dans le jardin : « … Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22:42). Il a sacrifié Son corps humain pour la rédemption de la race humaine déchue. Il a accompli la promesse que la mortalité serait engloutie dans la vie. « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit, dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison » (1 Pierre 3:18-19).
Lorsque Jésus a dit sur la croix : « …Tout est accompli … » (Jean 19:30), Il proclamait que la promesse s’était accomplie dans Sa mort et Sa résurrection à venir. Par Sa mort et Sa résurrection, Jésus a aboli la mort et « … a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile » (2 Timothée 1:10). Ce n’est que par la mort et la résurrection du Christ que l’immortalité peut être introduite dans notre expérience. Au moment de la mort, le corps retourne à la poussière, tandis que l’esprit et l’âme des rachetés seront dans un état de béatitude avec le Christ, dans l’attente de la résurrection.
Au moment de notre mort, nous quittons notre corps mortel pour attendre l’immortalité. La seule façon pour un homme de ne pas mourir serai la venue du Seigneur et, pour le croyant, la glorification instantanée du corps humain. La possession de la vie éternelle garantit un futur corps immortel, soit par translation, soit par résurrection. Deuxième Corinthiens 5 dit : « Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste […] afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie » (v. 2, 4). Nous avons les « arrhes de l’Esprit » (v. 5) dans nos cœurs : c’est-à-dire le sceau de Dieu, selon lequel nous recevrons une maison qui n’a pas été faite de main d’homme et qui nous est réservée par la mort et la résurrection du Christ Jésus. Voir 2 Corinthiens 5 pour en savoir plus sur ce sujet.
Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! (1 Corinthiens 15:51-57).
L’aiguillon de la mort ne pique que lorsque nous n’avons pas connu la nouvelle naissance. Il disparaît lorsque nos péchés sont entièrement effacés par le sang du Christ. Le Christ a tout fait pour nous afin que nous puissions envisager la mort avec une conscience tranquille.
Après la mort, il n’y aura pas de seconde chance pour arranger les choses avec Dieu si nous avons rejeté les dispositions de la grâce que le Christ a prévues en vue de notre réconciliation et du pardon de nos péchés.
Dieu ne promet l’immortalité qu’à ceux qui sont lavés dans le sang du Christ et qui ont fait l’expérience d’une vie nouvelle en Lui. Nous devons mourir au péché si nous voulons échanger cette mortalité corruptible contre une immortalité glorieuse avec le Christ, aux cieux.